A la veille de la grande bataille de TRAFALGAR … Nelson échange avec son second.
Nelson : envoyez le signal , Hardy
Hardy : certainement , sir.
Nelson : un instant, ce n’est pas ce que j’ai ordonné comme pavillons. Qu’est-ce que cela signifie ?
Hardy : pardon, sir ?
Nelson : ” l’Angleterre attend que chacun fasse son devoir, sans égard à sa race, son sexe, son orientation sexuelle, ses convictions religieuses ou ses infirmités” Qu’est ce que c’est cette langue de bois ?
Hardy : la politique de l’Amirauté , sir , je le crains. Nous devons donner les mêmes chances à chacun aujourd’hui. Nous avons eu un mal de chien pour obtenir que l’Angleterre en finisse avec les censeurs, au risque d’être pris pour des racistes.
Nelson : sacré nom, Hardy, donnez moi ma pipe et mon tabac.
Hardy : désolé sir, tous les navires de guerre doivent aujourd’hui réserver des espaces de travail non-fumeurs.
Nelson : dans ce cas , distribuez la ration de rhum pour donner aux hommes un moral d’acier avant la bataille.
Hardy : la ration de rhum a été supprimée, amiral. Cela fait partie de la politique gouvernementale sur les beuveries .
Nelson : par le ciel, Hardy , je suppose que nous ferions mieux de croiser à la vitesse maximum.
Hardy : la vitesse est limitée à 4 noeuds dans cette zone , amiral.
Nelson : damnation ! nous sommes à la veille de la plus grande bataille navale de l’histoire. Nous devons filer à pleine vitesse. J’attends le rapport des hommes dans la hune.
Hardy : cela ne sera pas possible, sir.
Nelson : Quoi ?
Hardy : le service Santé et Sécurité a fermé la hune, sir. Pas de harnais et ils disent que les enfléchures ne sont pas conformes aux règlements de sécurité. Ils ne laisseront personne grimper là-haut tant que des échafaudages satisfaisants ne seront pas installés.
Nelson : alors allez me chercher le charpentier immédiadement ; Hardy.
Hardy : il est occupé à installer un accès pour chaise roulante, à l’avant, sir.
Nelson : un accès pour chaise roulante ? Je n’ai jamais rien vu d’aussi idiot !
Hardy : le service Santé et Sécurité encore, sir . Nous devons procurer un environnement sans obstacle pour ceux qui ont une infirmité.
Nelson : Infirmité ? Je n’ai plus qu’un bras et un oeil et je refuse absolument d’entendre ce mot. Je n’ai pas atteint le grade d’Amiral en me prévalant de mes infirmités.
Hardy : si ,sir, vous l’avez fait. La Royal Navy est sous-représentée dans les domaines des troubles visuels et des déficiences des membres.
Nelson : et qu’oi encore ? envoyez toute la toile . Les embruns salés nos attendent.
Hardy : il y a encore une paire de problèmes, sir . Le service Santé et Sécurité ne laissera pas les hommes grimper dans la mature sans casque de sécurité. Et il ne souhaite pas qu’ils respirent trop d’air salin. Vous n’avez pas lu les avertissements ?
Nelson : je n’ai jamais entendu pareille infamie. Armez les canons et dites à l’équipage de se préparer à engager l’ennemi.
Hardy : les hommes hésitent à tirer sur qui que ce soit, amiral .
Nelson : Quoi ? c’est une mutinerie !
Hardy : il ne s’agit pas de cela, sir. C’est seulement qu’ils craignent d’être accusés de meurtre s’ils venaient à tuer quelqu’un. Il y a deux juristes à bord qui surveillent tout le monde comme des faucons.
Nelson : alors, comment allons nous faire pour couler les Français et les Espagnols ?
Hardy : nous ne les coulerons pas , sir.
Nelson : nous ne les coulerons pas ?
Hardy : non, sir . Les Français et les Espagnols sont nos partenaires européens maintenant. En vertu de la politique commune des pêches, nous ne devrions même pas nous trouver dans cette zone. On pourrait nous réclamer des dommages et intérêts.
Nelson : mais vous devez haïr un Français comme vous haïssez le diable !
Hardy : je n’aimerais pas que le coordinateur des opérations vous entende dire cela, sir. Vous seriez porté sur le cahier !
Nelson : vous devez considérer comme ennemi tout homme qui dit du mal de votre Roi.
Hardy : plus aujourd’hui , sir. vous devez vous adapter à notre siècle multiculturel. Maintenant enfiler votre gilet Kevlar. Cela pourrait vous sauver la vie .
Nelson : ne me parlez pas encore du service Santé et Sécurité. Qu’en est-il du rhum , de la sodomie et du fouet ?
Hardy : comme je vous l’ai dit, sir, le rhum est supprimé et les châtiments corporels sont abolis .
Nelson : et qu’en est-il de la sodomie ?
Hardy : je crois qu’elle est maintenant légale ,sir .
Nelson : dans ce cas … embrassez moi , Hardy !
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