Capitaine de vaisseau et célèbre corsaire, né à Nantes le 30 septembre 1679, Jacques CASSARD débuta dès l’age de 7 ans sur un corsaire de St Malo.
Nommé lieutenant de frégate à 18 ans, il ne cessa de commander. Officier remarquable et marin audacieux, il remporta de nombreux combats durant la guerre de succession d’Espagne.
La paix d’Utrech en 1715 mis un terme à cette vie de marin.
Ayant réclamé au gouvernement (and Grand Argentier le Cardinal de Fleury (1653-1743) des sommes qui lui étaient dues, il fut enfermé en 1726 au chateau de Ham en Picardie, où il mourut en 1740 après 14 ans de captivité.
De ce corsaire peu à l’aise à la Cour, DUGUAY-TROUIN y dira : « Messieurs, vous ne le connaissez peutêtre
pas, mais les Anglais le connaissent bien. C’est Jacques CASSARD de Nantes, le plus grand homme de mer que
possède la France. »
La France a depuis rendu hommage à ce grand marin en donnant son nom à 9 bâtiments de la Marine :
Un groupe Nantais de musique bretonne en écrit les paroles ci-dessous :
Parole : TRI YANN
Musique : Sur l’air d’un chant à hisser
Monsieur Cassard a armé,
Tire canonnier, tire la bordée,
Un corsaire en bois doré,
Hardi gabier, hisse les huniers.
Marin paré pour étarquer,
Bords à toucher pour appareiller.
Duguay-Trouin a déclaré,
Tire canonnier, tire la bordée,
Que des corsaires c’est le premier,
Hardi gabier, hisse les huniers.
Le Roi-Soleil lui a baillé
Une vieille pinasse pour l’éprouver.
Il a si bien su la mener,
Tire canonnier, tire la bordée,
Contre l’Anglais a batailler,
Hardi gabier, hisse les huniers.
A coups doublés de boulets ramés,
Trente frégates il leur a coulé.
Lors alerté qu’en Méditerranée
La flotte anglaise affamait la Provence,
Sans hésiter, sans repos se donner,
Vole au secours de Marseille assiégée.
Croisant au large toutes voiles serrées,
Cassard attire les Anglais à distance ;
Les Marseillais enfin ravitaillés,
C’est aux Antilles qu’il s’en veut naviguer.
Le Roi-Soleil lui a confié,
Tire canonnier, tire la bordée,
Ses huit vaisseaux les mieux armés,
Hardi gabier, hisse les huniers.
Marin paré pour étarquer,
Bords à toucher pour appareiller.
Seul contre tous bravement sans plier,
Les colonies des ennemis de France
Sont assiégées, conquises et libérées,
Sous la mitraille au mépris du danger,
Quatre goélettes ostendaises ont sombré
Au premier bord qu’a tiré la Fringante ;
Au second bord quatre encore ont brûlé,
Dix autres ont fui sans reste demander ;
Quinze navires portugais sont coulés,
Vingt démâtés, arraisonnés cinquante,
A l’abordage au sabre et à l’épée,
Trois jours trois nuits d’un combat acharné.
En Martinique, en congé bien gagné,
Tout l’équipage du Capitaine de Nantes,
Et toutes les créoles, dentelles carguées,
Sur le veuzon se sont mis à danser.
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3 commentaires sur "L’épopée de Monsieur CASSARD"
Très intéressant pour les amateurs de chants de Marins. Est-il possible d’avoir le titre du chant à hisser ?
Le titre du chant à hisser est tiré de l’album “Marines” du groupe TRI YANN. Je n’ai malheureusement pas plus d’info.
N’hésites pas à aller sur les liens du texte. Ils sont reconnaissables par les mots soulignés de couleurs bleus. Il suffit de cliquer sur le mots et hop…
peut être un descendant de jacques cassard,je souhaiterais comme souvenir,me procurer une maquette d’un navire type “cassard”.
Merci de m’indiquer un établissement spécialisé dans ce genre de produit.
cordialement.
Louis CASSARD