Debout sur la grève, je regarde l’océan.
Je fixe un voilier qui s’éloigne dans la brise du soir.
Il danse sur la houle. Il glisse vers le large.
Il court après le soleil, tout droit vers la haute mer.
Mes yeux se fixent
Jusqu’à ce qu’il disparaisse au-delà de l’horizon.
Il a disparu.
Une voix me dit :
- oui, il a disparu de ton regard.
Tu ne le vois plus mais il navigue toujours.
Son mât est toujours aussi fort,
Sa coque est toujours aussi élancée,
Son pont peut toujours supporter la même charge humaine.
Une autre voix me dit :
- Il a disparu de ton regard,
mais d’autres le voient poindre à l’horizon.
Il met le cap vers eux;
Ils crient de joie :
-Le voila qui arrive !
La mort vois-tu, ce n’est que cela …
Poème de Monique GRANDHAYE
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2 commentaires sur "LE VOILIER"
Magnifique Monique, notre pensée accompagne André jusqu’à l’autre rive que nous rejoindrons bientôt.
La Mer, les Larmes ,le Vent ,le regard lointain vers le large oui Monique on le voit encore et il nous manquera